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Test Killing Floor 2 : On va buter du zed

Dans Tests par XtaZe, le 18 Nov. 2016 à 15:02

Killing Floor revient sur le devant de la scène sur PS4 et PC après un très bon premier épisode sur PC.

Après un premier épisode qui avait marqué les esprits sur PC en raison de sa simplicité de gameplay et son côté pas prise de tête, Tripwire Interractive remet le couvert pour un second opus qui débarque cette fois-ci sur PS4 également. Même recette ? Que nous réserve ce Killing Floor 2 ? Réponse ci-dessous.

Ils sont trop nombreux pour moi tout seul

Après un rapide entraînement vous montrant les bases du jeu et ses mécaniques de gameplay plutôt simples à retenir à pas prises de tête pour un sous, vous aurez le choix de vous plonger directement dans une partie en multijoueurs ou en solo. Même si le premier épisode était plutôt excellent et se suffisait de son contenu, on aurait espéré avoir une campagne solo pour ce nouvel opus. L’histoire et le background le permettent mais non, nous sommes simplement lâchés face à des hordes de zeds. Mais qui sont ces zeds ? Aucune idée si vous n’avez pas joué au premier opus, rien n’est expliqué. C’est comme si vous commenciez le mode zombie de Call of Duty sans la cinématique d’intro ; difficile de comprendre ce qu’il se passe donc. Mais pour faire simple, les zeds sont le résultats d’expériences ayant mal tourné.

Ainsi, vous n’aurez pour unique possibilité de vous battre contre des vagues de zeds (4,7 ou 10 vagues) puis contre un boss final qui changera en fonction de la map (12 maps au total).  Chaque map possède le nom de son créateur sous la map. Dans le jeu de base, les maps sont donc toutes au nom de Tripwire Interractive. Mais ce détail pourrait laisser à penser que d’autres maps pourraient être disponibles par la suite, par les joueurs peut être ? Ce serait plutôt sympa, sachant que de nombreuses maps avaient déjà été crées par la communauté lors du premier opus. Espérons que cette feature, si un jour elle sera disponible ne sera pas réservée aux joueurs PC.

On aurait apprécié un jeu un peu moins monotone mais malgré ce défaut, le jeu reste tout de même plein de saveurs et on ne se lasse pas de se défouler sur les zeds de plus en plus nombreux le fond sur ton de musique sombre typée métal.. A l’instar d’un DOOM, ici l’histoire n’est pas importante, l’essentiel c’est de s’amuser, de défouler ses nerfs et de faire sauter quelques têtes et Killing Floor 2 le fait très bien.

Une recette qui marche toujours

Vous l’aurez compris, côté gameplay, on reste dans du classique basique. On est là pour tuer du zed et le strict minimum suffit. Les deux seuls aspects intéressants et différents par rapport à d’autres jeux est la possibilité de se soigner via la seringue de soin (disponible avec toutes les classes) ou la possibilité de souder des portes. Autre aspect toujours aussi fun, le temps zed, sorte de ralenti qui permet de contempler votre carnage qui se déclenche lorsque vous effectuez une action sensationnelle (headshot, multi-kills, etc…).

Si pour les hardcore gamers, c’est un plaisir, ça l’est un peu moins pour le joueur plus conventionnel et occasionnel ; je parle bien entendu de la difficulté du jeu. Killing Floor est connu pour sa difficulté, cependant, des souvenirs qu’il me reste, le premier opus était moins dur et les zeds moins féroces. Certes, cela rend l’expérience plus complexe et cela offre un réel challenge mais les difficultés supérieures devraient être là pour ça et le jeu en difficulté normale (le niveau le plus bas), se devrait d’être un peu plus accessible. Le jeu est plus pensé pour des hardcore gamers et du coup c’est plutôt dommage car Tripwire Interractive se ferme alors la porte de nombreux joueurs. Même si au final il est tout à fait possible de se débrouiller et atteindre le boss final, ce ne sera pas sans effort.

Killing Floor 2 vous offre la possibilité de choisir parmi différentes classes (10 au total) qui ont chacun un équipement particulier. Vous aurez également la possibilité de monter des niveaux dans vos classes pour obtenir divers bonus mais leur peu d’utilité rend cet aspect de classe et de leveling est dérisoire en particulier en raison de la possibilité de changer d’armes en court de jeu via l’armurerie. Le seul intérêt de ses classes est leur manière de gagner de l’expérience. En effet, en fonction de votre classe, différents objectifs vous serons attribués ce qui vous permettra de gagner de l’xp plus facilement ; par exemple utiliser les armes propres à sa classe, soigner vos alliés si vous êtes médecin ou encore souder des portes si vous êtes soutien.   

Un des gros points négatifs du jeu reste cependant son retard technique. Si le jeu reste correct graphiquement, ce que nous verrons plus tard, il existe certains problèmes dans le jeu qui ne devraient plus exister à l’heure actuelle. Premièrement, le jeu offre beaucoup trop de « bugs » de collisions. Alors certes, lorsqu’on est entouré par les zeds, ça nous arrange bien de ne pas être bloqué par un poteau, mais cela nuit au réalisme du jeu. Mais cela reste assumé puisque le jeu ne se veut pas prise de tête. Ce qui reste beaucoup moins pardonnable par contre, c’est le manque d’interactivité total avec le décor. Il n’y a aucune destructibilité mises à part les vitres. Les seuls éléments du décor avec lesquels vous pourrez interagir sont les portes pour les ouvrir, les fermer ou les souder. Sinon, le reste du décor est comme figé et c’est plutôt dommage pour un jeu actuel. Enfin, on note la présence partielle de popping. Que ce soit pour des éléments du décor ou des ombres qui ont du mal à s’afficher, pour un jeu de la trempe de Killing Floor 2, on a du mal à laisser passer ça.

Des zeds plus réalistes que jamais

Sans péter la rétine, Killing Floor 2 reste graphiquement correct. Là où un réel travail à été fait par contre, c’est au niveau de la modélisation des zeds qui sont plus réalistes que jamais. Ainsi, quel plaisir de faire sauter des têtes, démembrer les zeds et voir le sang qui gicle de partout. Dis comme ça, ça semble assez psychopathe, mais Killing Floor 2 est un défouloir des plus plaisants.

Petit, gros, invisible, avec des foreuses à la place des mains ou encore en camisole de force en perçant des cris stridents, ce ne sont pas les zeds qui manquent. Certains simples à tuer, d’autres un peu moins, on retrouve les mêmes faciès que dans le premier opus mais en plus beau voire même beaucoup plus beaux. Tous les petits détails des zeds sont présents et ça fait vraiment plaisir.

Les maps également sont plus belles et surtout plus grandes mais comme dit précédemment, le manque d’interactivité dans les maps compense avec ces graphismes améliorés.

Pour ce qui est de votre personnage, la customisation est plutôt correcte. Vous aurez le choix entre 14 personnages allant de la pin-up tatouée au gros motard barbu et du chevalier médiéval au soldat ou policier. Vous pourrez personnaliser leur look avec divers éléments de customisation et même si ce n’est pas très utile en solo puisque vous ne verrez pas votre personnage avant d’avoir tué le boss final, cela prend plus d’intérêt en multi quand on veut montrer aux autres à quel point on est beau.

tuer du zed, cest toujours mieux à plusieurs

Pour ce qui est du multi, rien de transcendant non plus, on voit simplement l’apparition d’un mode de jeu en plus, le mode Survie VS. 2 modes de jeu pour du multi, cela reste relativement très faiblard. Mais nuls doutes que Tripwire Interractive saura nous gaver de contenus gratuits à gogo pour en faire une expérience riche et sans limite.

Comme pour le solo, vous pourrez choisir le niveau de difficulté de la partie pour vous retrouvez dans des parties de votre niveau, ce qui semble logique, mais vous aurez également la possibilité de choisir dans quelle région du monde vous souhaitez jouer (Europe, Asie, Australie, Amérique du Sud etc…) sauf pour l’Afrique qui n’est pas disponible, allez savoir pourquoi. Cela permet sans doute d’éviter les problèmes de connexion et de lags liés au ping, on sait que les joueurs accordent beaucoup d’importance à cela, particulièrement les joueurs PC.

L’intérêt du multi par rapport au solo est bien entendu le côté teamplay nécessaire pour venir à bout des hordes de zeds et la possibilité de choisir différentes classes vous permettra d’en venir plus aisément à bout. Cependant, rien ne le récompense et vous pouvez très bien jouer de votre côté ou attendre que vos coéquipiers tuent les zeds pour vous ; mais ne vous étonnez pas si ils vous laissent mourir ensuite.

NOTRE TEST VIDÉO DE KILLING FLOOR 2 SUR PS4

Les plus

  • Personnalisation des personnages
  • Arsenal relativement conséquent
  • Des maps plutôt grandes
  • Gore à souhait
  • Temps zeds
  • Les zeds plutôt bien modélisés
  • Souder des portes
  • Les musiques qui mettent dans l’ambiance

Les moins

  • Pas de mode solo
  • Techniquement en retard
  • Popping par moment
  • Le nombre de modes de jeu
  • La difficulté
14

Killing Floor propose une excellente alternative aux autres jeux du genre par un côté pas prise de tête et fun à souhait. Cependant, la limitation à un jeu de survie par vagues fait du jeu qu’il est vite répétitif. Malgré cela, ses nombreux atouts font que malgré tout on ne se lasse pas et Killing Floor 2 reste un bon moyen de s’amuser seul ou entre amis et de défouler ses nerfs sur les vagues de zeds. De plus, l’ajout de contenus gratuits sera un énorme plus qui donnera une bonne durée de vie au jeu.

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